MENU

Reprendre le sport à la rentrée : comment s’y remettre en douceur ?

Septembre donne souvent envie de repartir sur de nouvelles habitudes. Les salles de sport se remplissent, les inscriptions dans les clubs reprennent et beaucoup se fixent l’objectif de bouger davantage après les vacances.

C’est une excellente intention, à condition de ne pas vouloir rattraper plusieurs mois d’inactivité en quelques séances.

Cette année, le sujet est d’autant plus actuel que la Journée mondiale de la kinésithérapie du 8 septembre 2026 sera consacrée aux maladies cardiovasculaires et aux accidents vasculaires cérébraux, avec un message centré sur le rôle de l’activité physique dans leur prévention et leur prise en charge.

Reprendre une activité physique ne signifie pas forcément faire du sport intensif

Lorsque l’on pense à la rentrée sportive, on imagine facilement course à pied, salle de fitness, football ou natation.

Pourtant, être actif ne signifie pas nécessairement pratiquer un sport à haute intensité.

Marcher davantage, prendre les escaliers, se déplacer à vélo ou intégrer plus de mouvement dans sa journée participe déjà à l’activité physique.

L’Assurance Maladie rappelle que l’activité physique comprend aussi les déplacements et les activités du quotidien. Elle recommande surtout une pratique régulière, adaptée aux capacités de chacun et progressive.

Cette distinction est importante, notamment lorsque l’on reprend après plusieurs mois sans activité.

Pourquoi faut-il reprendre progressivement ?

Après une période d’arrêt, le corps n’a pas forcément les mêmes capacités qu’avant les vacances ou qu’au moment où l’on pratiquait régulièrement.

Repartir immédiatement sur la distance, la vitesse ou les charges que l’on réalisait plusieurs mois auparavant peut favoriser les douleurs et les blessures.

L’idée est plutôt de recommencer à un niveau confortable, puis d’augmenter progressivement la durée et l’intensité des séances.

Par exemple, pour une personne qui souhaite se remettre à courir, alterner marche active et petites périodes de course peut être plus adapté qu’une longue sortie dès le premier jour.

La régularité compte généralement davantage qu’un effort très intense réalisé de manière occasionnelle.

L’échauffement garde toute son importance

Lorsque l’emploi du temps est chargé, l’échauffement est parfois la première partie de la séance que l’on supprime.

Pourtant, quelques minutes permettent au corps de se préparer progressivement à l’effort.

L’Assurance Maladie recommande un échauffement de cinq à dix minutes associant des mouvements cardiorespiratoires et musculaires d’intensité légère à modérée.

Une phase de récupération progressive en fin de séance permet également à l’organisme de revenir plus doucement vers son état de repos.

L’hydratation doit elle aussi être adaptée à l’effort, à la température et à la durée de l’activité.

Faut-il consulter un médecin avant de reprendre le sport ?

Tout le monde n’a pas besoin d’un bilan médical avant de recommencer à marcher, nager ou faire du vélo à intensité modérée.

Certaines situations justifient néanmoins de demander un avis médical avant de reprendre ou d’augmenter fortement l’intensité de son activité.

C’est notamment le cas lorsqu’une personne présente une maladie cardiovasculaire, une hypertension, une maladie respiratoire, un diabète, une fragilité articulaire ou lorsqu’elle souhaite reprendre une activité particulièrement intense après une longue période de sédentarité.

L’âge, les antécédents et le niveau d’activité habituel peuvent également être pris en compte.

Un médecin peut alors aider à déterminer le niveau d’activité adapté et décider si un bilan complémentaire est nécessaire.

Écouter certains signaux pendant l’effort

Une reprise sportive peut provoquer des courbatures, notamment lors des premières séances. Toutes les sensations inhabituelles ne doivent toutefois pas être mises sur le compte du manque d’entraînement.

Une douleur thoracique, un malaise, un essoufflement anormal ou des palpitations inhabituelles pendant l’effort nécessitent une attention particulière.

En cas de symptôme intense ou brutal, il ne faut pas poursuivre l’activité et une prise en charge urgente peut être nécessaire.

Le but d’une reprise sportive est d’améliorer progressivement sa condition physique, pas de chercher à dépasser ses limites à chaque séance.

Profiter de septembre pour installer une habitude durable

Le principal défi de la rentrée n’est finalement pas de commencer une activité. C’est de continuer une fois passée la motivation des premières semaines.

Choisir une activité que l’on apprécie, prévoir des créneaux compatibles avec son emploi du temps et se fixer des objectifs réalistes facilite souvent la régularité.

La Journée mondiale de la kinésithérapie du 8 septembre rappelle cette année le lien étroit entre mouvement et santé cardiovasculaire. World Physiotherapy met notamment en avant le rôle de l’activité physique dans la prévention, la prise en charge et la réadaptation des maladies cardiovasculaires et des AVC.

Aux Centres Jack Senet et Broca, les consultations de cardiologie peuvent notamment participer au suivi des personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire. Le Centre Jack Senet réalise également des bilans cardiovasculaires et peut délivrer des certificats médicaux pour la pratique sportive lorsque cela est indiqué.

Septembre peut donc être le bon moment pour recommencer à bouger, mais sans rechercher la performance immédiatement. Une reprise progressive est souvent la meilleure manière de faire durer la motivation bien après la rentrée.

actualités récentes