Chaque année, le mois de juin est dédié à la sensibilisation au cancer du col de l’utérus. Cette campagne, baptisée Juin vert, rappelle une réalité encourageante : ce cancer fait partie de ceux que l’on peut éviter, grâce à la vaccination et au dépistage. En France, on dénombre encore environ 3 000 nouveaux cas chaque année, alors qu’un suivi régulier permettrait d’en prévenir une large part. Faisons le point ensemble, simplement.
Comprendre le cancer du col de l’utérus
Dans la quasi-totalité des cas, ce cancer est lié à une infection persistante par un papillomavirus humain, souvent désigné par son sigle anglais HPV. Ces virus sont extrêmement courants : la grande majorité des personnes y seront exposées au cours de leur vie, le plus souvent sans aucune conséquence, car l’organisme élimine spontanément l’infection.
Chez une petite proportion de femmes, toutefois, le virus persiste. S’il s’agit d’un type dit « à haut risque », il peut, au fil des années, provoquer des modifications des cellules du col de l’utérus susceptibles d’évoluer vers un cancer. Ce processus est lent, ce qui laisse tout le temps d’agir grâce au dépistage.
Le dépistage, une protection efficace à chaque âge
Le dépistage permet de repérer des anomalies bien avant qu’elles ne deviennent problématiques, et de les traiter à temps. Il s’adresse à toutes les femmes de 25 à 65 ans, qu’elles soient vaccinées ou non, et qu’elles aient ou non une vie sexuelle active actuellement.
Les modalités varient selon l’âge. Entre 25 et 29 ans, le dépistage repose sur le frottis, un examen qui consiste à prélever puis analyser des cellules du col. Deux frottis sont réalisés à un an d’intervalle, puis un troisième trois ans plus tard si les résultats sont normaux.
À partir de 30 ans et jusqu’à 65 ans, c’est le test HPV qui prend le relais. Plus performant à cet âge, il recherche directement la présence des virus à haut risque. S’il est négatif, il n’est à renouveler que tous les cinq ans. Un suivi à la fois plus espacé et plus fiable.
Un dépistage simple, rapide et pris en charge
Le prélèvement ne prend que quelques minutes et peut être réalisé par un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme. Dans le cadre du programme national de dépistage organisé, il est pris en charge sans avance de frais pour les femmes concernées qui n’ont pas été dépistées dans les délais recommandés. Vous recevez par ailleurs un courrier d’invitation de l’Assurance Maladie pour vous y inviter.
C’est un rendez-vous bref, mais qui compte. Beaucoup de femmes le repoussent par manque de temps ou par appréhension : en parler avec un professionnel de santé permet souvent de lever ces hésitations.
La vaccination, l’autre pilier de la prévention
Le dépistage va de pair avec la vaccination contre les papillomavirus. Recommandée pour les filles et les garçons dès l’âge de 11 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 19 ans, elle protège contre les virus responsables de la majorité de ces cancers. Vaccination et dépistage sont complémentaires : la première réduit le risque d’infection, le second permet de détecter à temps ce qui aurait pu passer entre les mailles du filet.
Profitez de Juin vert pour prendre rendez-vous
Juin vert est l’occasion idéale de vérifier où vous en êtes de votre suivi. Votre dernier dépistage remonte à plus de trois ou cinq ans selon votre âge ? Vous n’êtes pas certaine d’être à jour ? C’est le moment d’en parler.
Les équipes soignantes des centres Jack Senet & Broca sont là pour répondre à vos questions et vous accompagner en toute confiance. Prenez rendez-vous en ligne sur Doctolib ou contactez-nous au 01 46 49 11 15. Quelques minutes aujourd’hui pour votre tranquillité demain.
Sources : Haute Autorité de Santé (HAS), Institut national du cancer, Santé publique France, ameli.fr. Recommandations à jour 2026. Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas une consultation médicale.
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